NetApp accélère le stockage mono-applicatif avec l’EF600

La dernière baie de stockage Flash de la gamme E, dédiée à une seule application, fonctionne de bout en bout en NVMe-over-Fabrics, via des liens Infiniband, RoCE ou FC.

NetApp lance ces jours-ci la nouvelle baie de stockage EF600 dédiée aux applications de très hautes performances, comme le supercalcul ou les outils analytiques temps réel des traders. Atteignant une bande passante record de 44 Go/s, avec 2 millions d’IOPS et 100 microsecondes de temps de latence, elle est la première de cette gamme à proposer du NVMe-over-Fabrics (NVMe-oF) de bout en bout.

« Historiquement, les entreprises utilisent les baies de la gamme E, et plus particulièrement celles de la gamme EF (stockage 100 % Flash), pour résoudre un problème de performances de façon simple sur une application en particulier, qui a besoin de plus de bande passante que le reste des applications rattachées à une baie SAN commune », indique Mathias Robichon, le directeur technique de NetApp France.

« Par rapport au modèle NVMe-oF déjà existant, l’EF570, où les disques NVMe sont logés dans un tiroir externe relié en SAS, l’EF600 intègre les unités NVMe directement dans son boîtier. Et, de fait, il affiche deux fois plus d’IOPS et deux fois moins de temps de latence », résume-t-il.

Une baie NVMe-over-Fabrics monoapplication et moins chère

Le NVMe-over-Fabric, qui permet à un serveur de communiquer avec des disques NVMe externes sans passer par le goulet d’étranglement des protocoles SCSI, était déjà proposé par NetAPP sur ses baies SAN A800 et A320 de la série AFF. La différence entre ces AFF et les EF, est que les secondes ne sont destinées au stockage que d’une seule application et, de fait, sont dépourvues de la multitude de fonctions du système Ontap.

« Les séries EF, tout comme les séries E (avec des disques mécaniques) sont conçues pour de la performance pure en mode bloc. »
Mathias RobichonDirecteur technique, NetApp France

« Les séries EF, tout comme les séries E (avec des disques mécaniques) sont conçues pour de la performance pure en mode bloc. Il n’y a pas de déduplication ni de compression à la volée. Elles n’ont pas non plus de fonction native de scale-out pour étendre leurs capacités en assemblant plusieurs baies en cluster », dit Mathias Robichon. 

De manière très pragmatique, cela signifie surtout que les EF coûtent bien moins cher que les AFF. En l’absence d’informations précises de la part de NetApp sur les prix, le site comparatif StoragePerformance.org calcule qu’une machine EF570 revient à 128,42 $ par millier d’IOPS, alors qu’une A800 coûte 1154,35 $ par millier d’IOPS. Précisons que ces deux modèles ont en commun de devoir utiliser des tiroirs externes pour leurs disques, ce qui n’est plus le cas des EF600 et A320.

« Cela dit, les EF sont destinées à être utilisées conjointement à des serveurs de supercalcul ou de Big Data qui, eux, apportent, des systèmes de fichiers distribués comme Lustre, GFS ou IBM Spectrum Scale permettant de cumuler les capacités de plusieurs nœuds EF600 dans un seul volume », précise Mathias Robichon. Il indique que le système SANtricity des modèles EF dispose par ailleurs bien de fonctions essentielles comme les snapshots ou la réplication de baie à baie et qu’une API REST permet de le piloter via des services Web.

8 Ports 100 Gbit/s, 24 NVMe, 2U

Notons enfin que les baies A800 et A320 sont traditionnellement vendues avec des interfaces Fiber Channel 16 ou 32 Gbit/s, et utilisent donc la déclinaison NVMe/FC compatible avec les infrastructures SAN déjà en place dans les entreprises. Le modèle EF600 est quant à lui prévu pour communiquer en NVMe/IB, via les réseaux Infiniband jusqu’à 100 Gbit/s des supercalculateurs, ou NVMe/RoCE, via des cartes contrôleurs dans les serveurs et des switches Ethernet de nouvelle génération, dits RDMA-over-Converged-Ethernet et également disponibles en 100 Gbit/s. L’EF600 dispose dans toutes les configurations de huit ports.

Pour le reste, l’EF600 est un contrôleur 2U qui peut contenir jusqu’à 24 disques NVMe Flash, de 1,9 à 15 To chacun. L’avantage par rapport à un EF570 est que ce dernier souffre d’une latence deux fois plus longue – 200 microsecondes – de fait de son tiroir de disques SSD externe. En revanche, ce système en tiroirs lui permet de piloter 120 disques.

La croissance d’IOPS – 2 millions contre un seul million auparavant – est quant à elle essentiellement due à une électronique plus moderne dans l’EF600. Celui-ci dispose à présent de 12 cœurs Xeon, contre seulement 8 dans l’EF570.

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