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Jamespot se positionne (aussi) en alternative française à Office 365

Les offres souveraines concurrentes de G Suite et d’Office 365 se multiplient. Le spécialiste français du RSE et du Digital Workplace propose une suite collaborative complète, qu’il positionne lui aussi en alternative aux GAFAM, dans la continuité de sa visioconférence ultrasécurisée lancée en mai.

Haro sur Office 365. Cet été, plusieurs éditeurs français ont lancé des offres « souveraines » qui se revendiquent ouvertement comme des alternatives aux outils de collaboration et de bureautique de Microsoft et de Google. L’argument récurrent des acheteurs qui consiste à justifier le choix des suites des GAFAM par « l’absence d’offres locales » a visiblement donné des idées et aiguisé les ambitions.

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Pour Alain Garnier, président de Jamespot et membre fondateur du collectif Play France Digital qui promeut les alternatives IT locales, « ce qui est “nouveau”, c’est plus le fait d’assumer publiquement et de se lancer tel quel [en concurrents de G Suite et Office 365]. C’est en tout cas le choix qu’ont fait TalkSpirit et Ikoula », analyse-t-il pour LeMagIT. Linagora et son nouveau site pour OpenPaas confirment cette tendance que l’on retrouve également dans l’open source et au niveau européen avec NextCloud.

Cet avis est d’autant plus intéressant que Jamespot, spécialiste des réseaux sociaux d’entreprises (RSE) et du Digital Workplace, s’est lui aussi ouvertement placé sur ce segment. Alain Garnier, très actif pour la promotion des solutions IT locales (les siennes comme celles des autres), se positionne peu ou prou comme ses confrères : son offre « vient en compétition directe avec Office 365 », déclare-t-il au MagIT, « car on peut le remplacer ou le compléter pour l’améliorer ».

« Notre offre vient en compétition directe avec Office 365 car elle peut le remplacer ou le compléter pour l'améliorer. »
Alain GarnierJamespot

« Notre spécificité est depuis le début de fournir une plateforme collaborative complète, ce qui se traduit par plus d’une centaine d’Apps dans le Jamespot Store », rappelle-t-il. L’appétence du marché pour les suites bureautiques et de collaboration en mode cloud (SaaS) invite donc presque naturellement l’éditeur à se présenter, aussi, comme un Office 365 français. « La visio et la place de Teams (et de Google Meets) remettent cette similarité au goût du jour », confirme le dirigeant de Jamespot.

L’éditeur a en effet fait plusieurs pas sur les terres de Zoom, Skype/Teams et Cisco. D’abord via un partenariat avec les Bretons d’Apizee. Ensuite en implémentant Jitsi sur Outscale pour proposer une offre de visioconférence souveraine et ultrasécurisée (à la Tixeo). Cette visioconférence est aujourd’hui la brique qui lui permet d’avoir toutes les fonctionnalités d’une offre « à la Teams ».

OVH ou Outscale (Dassault Systèmes) au choix

Concrètement, la solution se compose de plusieurs éléments de base : un agenda et un espace de stockage de fichier (technologies maison), un outil d’édition collaborative (LibreOffice ou OnlyOffice au choix), une messagerie instantanée et une visio (Jitsi ou Apizee donc). S’y ajoutent une messagerie (Bluemind), des outils de gestion de projets, de formulaires, d’intranet, d’organigramme, etc.

Côté infrastructure sous-jacente, Jamespot peut être hébergée sur OVH ou sur Outscale en fonction des formules.

La suite peut également être complétée, en fonction des besoins des entreprises, par la centaine d’apps sur le « store » de l’éditeur évoqué par Alain Garnier.

 « La DGAFP [nous] utilise déjà principalement en logique “Suite collaborative” », illustre-t-il. « Et la CNAM est en train d’étendre très fortement son usage à cette partie ».

Les prix par utilisateur et par mois de la suite de Jamespot varient de 5 € à 15 €. Elle nécessite de souscrire à un des plans de l’éditeur. La version sur Outscale est à part, dans le plan Vault dédié aux organisations sensibles.

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