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Bleu et S3NS attirent aussi les éditeurs métiers de tailles intermédiaires
L’allemand Thinkproject, spécialiste européen de la ConTech, annonce son arrivée sur Bleu et S3NS pour cibler les grands chantiers critiques français. Une validation de la stratégie de ces deux clouds souverains après des accords avec SAP et OpenText.
La gamme de logiciels disponibles sur Bleu et sur S3NS se diversifie. Plusieurs gros éditeurs ont déjà annoncé qu’ils hébergeraient leurs solutions sur ces infrastructures, comme SAP dans l’ERP ou OpenText dans la GED. L’Allemand Thinkproject, spécialiste des outils métiers pour le secteur de la construction (ConTech), leur emboîte le pas aujourd’hui.
Pour Thinkproject, ces partenariats avec Bleu et S3NS s’inscrivent dans la continuité de ses certifications européennes comme ISO 27001 et le label C5 en Allemagne.
Ses outils ne seront pas de facto SecNumCloud, mais en étant disponible dans un environnement qui l’est, Thinkproject devrait pouvoir répondre plus facilement à des besoins des maîtres d’ouvrage et de gestions d’actifs (BIM, EAM, FSM, gestion des contrats) dans des projets d’infrastructures sensibles (centrales nucléaires, génie civil, casernes, réseaux de traitement de l’eau, etc.)
Une validation pour le cloud souverain
Pour Bleu et sur S3NS, l’arrivée de ce champion européen – concurrent d’Oracle Aconex, de Procore ou d’Autodesk Construction Cloud (ex-BIM 360) – est une bonne manière de montrer que leurs infrastructures SecNumCloud suscitent un réel intérêt.
Jean Coumaros, le président de Bleu, estime que la demande n’a cessé de croître depuis 12 à 18 mois, et qu’elle dépasse les frontières purement françaises. L’arrivée de plusieurs éditeurs, attirés par les clients potentiels, semble confirmer son constat.
Pour mémoire, Bleu est une infrastructure Azure, sous la maîtrise d’Orange et de Capgemini. S3NS est un Google Cloud géré par Thales. S3NS est déjà SecNumCloud. Bleu le sera, normalement, d’ici décembre 2026.
Thinkproject revendique 3 250 clients dans 60 pays pour un revenu d’environ 120 millions d’euros. Une belle ETI du logiciel donc (face au milliard de Procore) qui montre aussi que le cloud souverain n’attire pas que les gros éditeurs.
