Le studio d’animation Psyop bascule en cloud grâce au stockage

Le studio cherchait un moyen pour que ses animateurs utilisent Maya et Premiere à distance. La solution complète est étonnamment venue de Qumulo, son fournisseur de NAS.

Comme dans la plupart des entreprises, les salariés du studio d’animation américain Psyop ont dû travailler depuis chez eux durant la crise pandémique. Mais à la différence des utilisateurs bureautiques classiques, ces animateurs manipulent des fichiers très lourds. Leurs travaux sous Maya et Premiere nécessitent des stations avec beaucoup de puissance de calcul. Il faut aussi qu’ils puissent partager leurs fichiers depuis un NAS performant et capable de grimper rapidement en capacité.

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« Avant la pandémie, nous réfléchissions déjà à un moyen de travailler complètement à distance. Notre intérêt était de pouvoir ainsi embaucher des collaborateurs dans le monde entier et aussi d’arrêter de payer des loyers démesurés pour nos bureaux à New York et Los Angeles. La crise du Covid-19 a finalement accéléré ce projet », raconte Matthew Herman, le directeur technique du studio.

Fondé il y a 21 ans, Psyop est un sous-traitant régulier des productions Disney. On le sollicite aussi pour réaliser des spots de publicité ou des séquences dans les jeux vidéo. C’est par exemple lui qui est à l’origine des animations vidéo dans les jeux pour mobiles de l’éditeur Supercell (Clash of Clans, Clash Royale…).

« À l’annonce des premières mesures de confinement, notre idée première était de déménager nos infrastructures dans un datacenter de colocation, qui offre suffisamment de bande passante pour que nous puissions les interroger à distance. Mais les coûts d’exploitation et le temps d’installation nécessaire nous posaient problème. Nous nous sommes alors dit qu’il était sans doute plus pertinent de basculer sur une infrastructure en cloud », se souvient le directeur technique.

Qumulo, du NAS local à la solution de production complète en ligne

Matthew Herman se tourne alors vers son principal fournisseur d’infrastructure, Qumulo. Qumulo est l’un des rares spécialistes des NAS ultra-élastiques que consomment les entreprises des médias. Son seul rival est la gamme des NAS Isilon chez Dell EMC, ce qui n’est guère étonnant dans le sens où Qumulo a été créé par les fondateurs d’Isilon après son rachat.

Qumulo réfléchissait lui aussi de son côté au moyen de déporter son NAS en cloud. La solution que le fournisseur a proposée en avant-première à Psyop est d’ailleurs depuis peu une offre officielle à son catalogue : Qumulo Studio Q. Il s’agit en l’occurrence de NAS virtuels Qumulo Core hébergés chez AWS et dont les deux caractéristiques sont des débits accélérés pour les logiciels créatifs, ainsi qu’une capacité qui peut aller au-delà du pétaoctet par volume partagé. L’offre comprend par ailleurs la solution de VDI Teradici PCoIP, de l’éditeur éponyme. Le système de Teradici permet d’exécuter directement dans les machines virtuelles d’AWS les bureaux de Maya et Premiere.

La solution est extrêmement fluide. Il est en effet moins lourd de diffuser les écrans des stations virtuelles vers les PC et les Mac des collaborateurs distants, que de lire et écrire les travaux de ces stations virtuelles sur les espaces de stockage hébergés aussi chez AWS.

« Qumulo a préparé pour nous un environnement personnalisé. Nos collaborateurs se connectent, accèdent aux logiciels que nous souhaitons mettre à leur disposition et ils les utilisent exactement comme s’ils fonctionnaient sur leur poste de travail local. Et ils partagent leurs fichiers exactement comme ils le faisaient jusqu’à présent sur le réseau local », explique Matthew Herman.

Psyop a été l’un des premiers clients de Qumulo, en 2015. S’il s’est tourné vers lui dès le départ de ce projet en cloud, c’est aussi parce que Qumulo savait gérer une particularité technique des studios : partager les documents avec la même cohérence et sans aucune chute de performances à la fois en CIFS pour les stations Windows et en NFS pour les serveurs Linux.

« Accessoirement, Qumulo nous a assurés que son offre pouvait tourner aussi bien depuis AWS que depuis Azure et GCP. C’était pour nous un point important, car, dans l’optique de travailler avec des collaborateurs répartis autour du monde, nous sommes susceptibles de passer d’un hébergeur de cloud à l’autre en fonction de telle zone géographique ou de tout autre besoin que nous pourrions avoir à l’avenir. »

« Cela nous permet de considérer le cloud comme une commodité, plus que comme une infrastructure. Dès lors, nous n’avons plus l’impression d’être pieds et poings liés à une technologie », ajoute Matthew Herman.

Un travail en cloud fidèle à l’expérience en réseau local

« Le problème de notre NAS est que le matériel vieillissait, il devenait de plus en plus difficile de maintenir des racks et des racks de disques. »
Matthew Herman,Directeur technique du studio d'animation Psyop

Le directeur technique se félicite de la transition d’un fonctionnement en datacenter vers celui en cloud. « Qumulo nous a permis de reproduire fidèlement en cloud la façon dont nous travaillions sur site. Nous avons ainsi pu conserver les processus, les pipelines de données très efficaces que nous avions mis en place autour de notre NAS. »

Il admet que les coûts mensuels lui reviennent plus cher qu’auparavant. Mais, selon lui, ce surcoût est négligeable au regard des économies de temps et d’efforts qu’il réalise. « Le problème de notre NAS est que le matériel vieillissait, il devenait de plus en plus difficile de maintenir des racks et des racks de disques. Désormais, il n’y a plus de matériel, ce n’est plus que du logiciel en ligne. »

A l’usage, Matthew Herman constate que configurer l’environnement depuis les postes distants est simple et que ses collaborateurs ont rencontré très peu de problèmes depuis qu’ils travaillent en cloud. « Il faut par ailleurs préciser que le support de Qumulo a été très présent, ils répondaient à tout moment au moindre de nos problèmes. »

En définitive, Psyop a trouvé la solution si efficace que le studio n’a même songé à revenir en arrière après la levée des consignes de confinement.

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