Comment les Maîtres Laitiers du Cotentin affinent leur stockage avec l’auto-tiering de DataCore

La coopérative laitière a déployé la solution de stockage SANsymphony dès 2010, une infrastructure qui s’est adaptée à l’arrivée du Flash et aux plateformes convergées. Une solution qui a su démontrer sa flexibilité alors que le Normand fait face à l’accroissement des usages IT et des volumes de données de 25 % par an.

Avec 1200 sociétaires et 800 exploitants, la coopérative Maîtres Laitiers du Cotentin collecte 431 millions de litres de lait chaque année et réalise un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros. Elle compte aussi 2600 salariés. La coopérative est notamment connue par sa marque Campagne de France mais ses produits sont aussi distribués sous de nombreuses marques distributeur.

Installations Maîtres Laitiers du CotentinInstallations Maîtres Laitiers du Cotentin

Si l’histoire de la coopérative prend racine en 1905, MLC est créé dans sa forme actuelle en 1985 et a réalisé de nombreuses acquisitions jusqu’à aujourd’hui. C’est en 2010 qu’est lancé un grand projet de consolidation de l’informatique de la coopérative, l’ensemble des serveurs étant alors virtualisé et le stockage mutualisé au sein d’une architecture basée sur la solution logicielle SANsymphony de DataCore.

Emmanuel Moncuit, ingénieur système chez Les Maîtres Laitiers du Cotentin évoque comment s’était opéré ce choix plutôt innovant à l’époque : « Nous avons fait le choix de DataCore en 2010, avec des serveurs physiques et des disques attachés en local dans le cadre d’un projet global de virtualisation et de consolidation de nos infrastructures serveur et stockage. Nous nous sommes livrés à un comparatif des solutions qui s’offraient à nous et nous avons consulté plusieurs intégrateurs : Kappa, Axians et Cheops Technology. Les deux premiers nous ont proposé la solution Data Core tandis que Cheops Technology a proposé du stockage IBM en mode cluster plus classique. »

La DSI de la coopérative opte pour la solution DataCore après avoir rencontré plusieurs de leurs références clients de l’éditeur. Outre un coût très compétitif, la solution logicielle séduit les Normands car le moteur de stockage n’est pas lié au hardware lui-même et la DSI peut ainsi faire librement évoluer sa plateforme de stockage..

En parallèle à cette consolidation des ressources informatiques, la coopérative souhaite sécuriser son stockage et placer ses ressources informatiques en redondance dans le cadre d’un PCA (Plan de Continuité d’Activité). Dans ce cadre, une salle informatique distante de 300m de la première est aménagée dans un nouveau bâtiment afin de mettre en place une réplication en actif/actif entre ces deux sites.

Schéma des deux salles
Schéma des deux salles

Une solution de stockage logicielle sur une infrastructure convergée

En 2010, la coopérative ne gère encore que 3 To de données, mais depuis le déploiement initial, l’infrastructure s’est enrichie d’un nouveau site, les plateformes matérielles ont été renouvelées et la volumétrie a grimpé à 12 To. Il y a 3 ans, lorsque la coopérative souhaite renouveler l’infrastructure de ses deux sites, plusieurs solutions hyperconvergées du marché sont évaluées.

Jugée clairement surdimensionnée, la solution Nutanix est rapidement écartée, de même qu’HPE SimpliVity plus abordable d’un point de vue économique. La maitrise de la plateforme DataCore pousse Emmanuel Moncuit à rester fidèle à SANsymphony : « Notre infrastructure principale s’appuie désormais sur des serveurs Dell R740xd convergés, avec du stockage hybride Flash et disques SAS (Serial-attached SCSI), une infrastructure sur laquelle nous faisons de l’auto-tiering avec succès depuis 2018. Nous avons de l’hyperconvergé sur nos deux autres sites. »

A cette époque, la coopérative réalise l’acquisition d’une nouvelle usine près de Toulouse et la coopérative décide de  répliquer l’infrastructure hyperconvergée sur ce site avec leur intégrateur - qui était Kappa, racheté par APX puis par Axians en 2015.
Si ces infrastructures matérielles présentent quelques différences, il s’agit de serveurs Dell sur chaque site. « L’avantage de DataCore est de pouvoir s’appuyer sur des infrastructures potentiellement hétérogènes sur chaque site. Cela nous donne la capacité de choisir chaque composant de nos serveurs librement, contrairement à SimpliVity par exemple. », explique Emmanuel Moncuit.

La supervision est réalisée à partir d’une plateforme Centreon, avec un tableau de bord où sont centralisés tous les indicateurs clés de l’infrastructure. « Je peux voir l’évolution de mon stockage en temps réel sur des graphes et c’est vraiment nécessaire lorsque l’on fait du thin provisionning. Il faut rester très attentif à l’évolution des volumes de stockage, une erreur et on peut se retrouver avec des volumes saturés. Cela nous est arrivé il y a quelques années en provisionnant des appliances Linux sur l’infrastructure qui occupaient 600 Go en fixe, ce qui a saturé un LUN. Comme cela nous est arrivé en fin de journée, nous avons pu trouver la solution grâce au support américain de DataCore en chat ; nous avons pu redémarrer le LUN et le support de l’éditeur s’est montré très efficace. C’est le seul cas critique auquel nous ayons eu à faire face depuis la mise en place de DataCore en 2010. »

L’auto-tiering permet de se passer du Full-Flash

Depuis 2010, la nature et le volume des données stockées dans l’infrastructure de la coopérative ont évolué, avec la mise en production de  logiciels de calcul pour délivrer des prévisions de production, plus de bases de données SQL.

Le renouvellement de notre infrastructure nous a permis d’accroitre les performances de manière significative.
Emmanuel MoncuitIngénieur système, Maitres Laitiers du Cotentin.

Ces évolutions ont poussé Emmanuel Moncuit à accroître les capacités de stockage de son infrastructure ainsi que la puissance de calcul disponible. « Le renouvellement de notre infrastructure nous a permis d’accroitre les performances de manière significative. En effet, cette modernisation a permis d’introduire des disques SSD dans l’infrastructure de Maîtres Laitiers du Cotentin avec des résultats probants : l’introduction de Flash dans notre stockage couplé à l’auto-tiering implémenté par DataCore nous a permis de passer d’un temps de latence moyen de 20 ms à moins d’une milliseconde sur notre infrastructure » explique l’ingénieur.

Il précise : « Nous utilisons l’auto-tiering de façon automatique et nos données chaudes viennent se placer automatiquement sur nos disques SSD. Par rapport à nos graphes d’activité, ce que nous avons pu constater c’est que nous gagnons beaucoup sur les lectures/écritures aléatoires. Sur des mesures d’I/O et de latence d’accès à des données séquentielles, l’écart n’est pas énorme, par contre le stockage Flash nous a permis d’améliorer de manière significative nos performances de stockage sur l’aléatoire, c’est-à-dire sur les scénarios d’accès les plus courants. »

L’administrateur estime avoir ainsi obtenu des gains significatifs en termes d’expérience utilisateur, sachant que l’infrastructure héberge beaucoup de serveurs Citrix pour de la publication de bureau XenApp, auprès de 250 utilisateurs pour qui toute latence impacte immédiatement la qualité de l’expérience.

Si les applications demandent de plus en plus de performance, le multi-tiering de DataCore a permis aux Maîtres Laitiers du Cotentin de faire l’économie d’achat de baies de stockage full flash. « En mixant des disques SSD et disque SAS, j’estime que nous avons ainsi pu réaliser 70 % d’économies sur le coût d’acquisition par rapport à une infrastructure full flash pour des performances qui sont au final très proches. » précise Emmanuel Moncuit.

Plus de souplesse dans l’administration de la plateforme de stockage

La solution DataCore a apporté à l’informatique des Maîtres Laitiers du Cotentin une nouvelle flexibilité dans la gestion de son stockage. « Notre PCA met en œuvre deux datacenters en mode actif/actif si bien que je peux arrêter un nœud DataCore pour effectuer une maintenance dans la salle avec réellement aucun impact sur la production. Nous essayons d’avoir des configurations strictement équivalentes dans nos deux salles avec la capacité d’absorber toute la charge sur une seule salle, ce qui nous permet de garantir la qualité de service que nous délivrons à nos utilisateurs tout en assurant des tâches de maintenance sur une salle. Ce qui est très souple d’usage au quotidien pour nous. »

Selon l’ingénieur, le temps de basculement d’un site sur l’autre ne demande qu’une milliseconde, un délai totalement transparent pour les utilisateurs. Autre atout de la solution logicielle, son indépendance quant au hardware, ce qui permet de raccourcir de manière significative le délai de mise à disposition d’une nouvelle ressource : « Lorsqu’on constate qu’une source de stockage est proche de la saturation, il est possible de prendre n’importe quelle solution de stockage pour étendre les capacités de la plateforme. On peut très bien installer un petit NAS ou un disque en USB pour dépanner rapidement une infrastructure en situation d’urgence et ne pas bloquer les utilisateurs. Avec une solution de stockage classique, pour étendre les capacités, il faut commander un tiroir de disques, ce qui peut demander une dizaine de jours d’attente avant d’être livré. Si nous n’avons jamais eu à le faire, on dispose au moins de cette possibilité pour faire face à l’urgence. »

Un recours encore limité au cloud

Pour l’instant, l’auto-tiering n’a pas été activé sur les sites distants du groupe où les besoins en ressources informatiques sont moindres. Il s’agit essentiellement de serveurs de fichiers et pas de machines de calcul. En outre, Emmanuel Moncuit n’a pas souhaité étendre son infrastructure de stockage SANsymphony sur le cloud même si, à l’occasion de l’acquisition du site de production toulousain du groupe Sodiaal, le Normand a souhaité placer les serveurs de cette usine dans le cloud, chez Cheops Technology.

Je reste plus favorable à l’approche On-Premise qui reste, de mon point de vue d’administrateur, la meilleure solution.
Emmanuel MoncuitIngénieur système, Maitres Laitiers du Cotentin


« Nous avons choisi de ne pas étendre DataCore sur l’infrastructure hébergée, car ce site utilisait vSAN de VMware. Nous avons opté pour l’offre cloud de base de notre prestataire et les métriques de performance n’ont rien à voir avec la qualité de service que nous pouvons délivrer en interne. Je reste plus favorable à l’approche On-Premise qui reste, de mon point de vue d’administrateur, la meilleure solution. »

Emmanuel Moncuit n’a pas souhaité activer la déduplication post-processing de SANsymphony jugeant  une telle fonction pénalisante en termes de performances. « J’ai une expérience de “dédup” sur du stockage secondaire de backup et c’est effectivement très efficace lorsqu’on travaille sur de grosses volumétries, mais cela a un impact en terme de performances. Nous n’avons pas encore véritablement besoin de déduplication. »
Pour 18 To de données stockées  sur 3 sites, cela reste un volume de données encore modeste et avec un accroissement de 25% des volumes de données chaque année, l’infrastructure DataCore des Maîtres Laitiers du Cotentin pourra évoluer sans heurts pendant encore plusieurs années.

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