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Revue de presse : les brèves IT de la semaine (2 décembre)

AWS Re:Invent 2016 - Avaya va à vau-l’eau - HPE et Arista contre Cisco - OpenStack : HPE revend ses activités à Suse - Le marché des serveurs est down - Mainframe : GFI rachète Metaware - Data Analysts, les mieux payés de l’IT - CA met 600 millions pour Automic

LeMagIT revient chaque vendredi sur les actualités qui animent l'écosystème IT.

Voici les brèves de notre revue de la semaine.

HPE revend ses activités OpenStack à Suse

Mercredi, HPE a confirmé qu’il confiait ses activités OpenStack (Helion) et Cloud Foundry (PaaS) - via la gamme Stackato - à l’éditeur allemand Suse. HPE ne voit en effet plus comment il peut apporter de la valeur à ces deux couches et préfère les confier à un spécialiste.

Le désormais ex-PaaS de HPE permettra à Suse de combler un trou dans son offre. Et Helion sera intégré à son Suse Cloud (sa distribution Openstack maison). Point important, Suse devient le fournisseur « préféré » de HPE pour tout ce qui porte sur Linux, OpenStack et Cloud Foundry.

« Nous conservons nos marques Helion et Stackato. Nous utiliserons le code développé par Suse et le revendrons sous notre propre marque », confirme David Chalmers, VP et Chief Technologist, Enterprise Group HPE, dans un entretien exclusif au MagIT. « HPE devrait simplement ajouter au code des éléments d’intégration avec son outil de gestion d’infrastructure OneView ».

HPE et Arista s'attaquent à Cisco

Depuis le 7 novembre, l’intégralité de l’offre d’Arista Networks est revendue par HPE dans le cadre d’une vaste alliance qui vise à proposer une alternative à Cisco dans les grands datacenters.

Fin 2015, Arista contrôlait environ 12 % des ventes de ports switchés dans ces datacenters, contre un peu plus de 60 % pour Cisco. Depuis, la start-up a vu ses ventes progresser d’un tiers tandis que celles de Cisco continuaient de reculer.

De son côté HPE avait bien l’offre Flexfabric. Mais l’origine chinoise des équipements (réalisé dans son ex-filiale H3C) était un frein aux Etats-Unis. Quant à l’architecture de ses commutateurs, elle n’apportait pas forcément d’innovation radicale face à Cisco.

Lors du HPE Discover, qui se tenait cette semaine à Londres, HPE a donc confirmé qu’il faisait le pari que sa puissance commerciale couplée à la technologie d’Arista feront merveille face à Cisco pour les infrastructure de nouvelles générations.

Et ce n’est qu’un début puisque Arista Networks veut poursuivre son développement au-delà du datacenter.

Arista caresse en effet l’idée d’attaquer Cisco plus largement sur l’interconnexion de datacenters et sur les réseaux métropolitains. Bref, après la commutation, c’est au routage - et au cœur des revenus de Cisco - qu’Arista s’attaque. On comprend mieux l’agacement croissant du numéro un mondial des réseaux.

Avaya, à vau-l’eau

A l’inverse d’Arista, Avaya va mal. Selon le Wall Street Journal, l'équipementier réseau - plombé par une dette de 6 milliards de dollars - étudierait même la possibilité d'un dépôt de bilan immédiatement après la cession de son activité centres d'appels, le joyau de la firme valorisé à 4 Md$.

Né en 2000 de la scission des activités entreprises de Lucent puis racheté en 2007 par deux fonds - Texas Pacific Group et Silver Lake - Avaya a vu son chiffre d’affaires reculer régulièrement au cours des cinq dernières années.

Ceci dit son son excédent brut d’exploitation n’a cessé de progresser. Mais le poids de la dette s'est avéré trop lourd. Une dette grandement imputable à Texas Pacific Group et à Silver Lake, qui ont financé à crédit leur LBO (Leveraged Buy-out) de 2007.

Mainframe : Gfi rachète Metaware

Ce jeudi, Gfi a annoncé l’acquisition de la société Metaware. Metaware est un acteur européen d’origine française spécialiste de la modernisation des systèmes d’information et des patrimoines legacy.

La compétence de Metaware s’appuie aujourd’hui sur quatre piliers : « l’élimination des Mainframes, l’accélération DevOps, la migration open-source, et l’optimisation du développement et de la maintenance des applications  ». Mais son activité historique est bien la migration Mainframe.

La société accompagne les grands groupes (Axa, BNP, Airbus Helicopters) dans leurs projets de « replatforming » depuis des mainframes Bull/IBM/Unix/HP3000 ou autres vers des infrastructures "modernes" (Windows Server, Linux ou AIX) qu'elle soit sur site, virtualisée ou dans le Cloud.

Metaware réaliserait un chiffre d’affaires de 7 à 10 M€ par an et renforce aujourd'hui l'expertise dans ce domaine de la 11ème ESN du marché français.

Gartner : le marché des Serveurs est down

Les ventes de serveurs sont en fort recul, selon Gartner. Le cabinet a publié mercredi ses estimations trimestrielles. En valeur, les ventes ont décliné de -5.8 % sur les douze derniers mois (à 12.7 milliards de dollars), et de -2.6% sur le troisième trimestre 2016 (à 2.7 milliards) par rapport au troisième trimestre 2015. En Europe (EMEA), le recul est de -12% (à 2.6 milliards).

En cause, des budgets atones (face aux remous des élections US et du Brexit ?) et la consolidation des serveurs x86 existants, grâce à la virtualisation, qui diminue le besoin de nouvelles machines. Sans oublier le Cloud, qui a porté un temps les ventes de serveurs par les gros fournisseurs de servies hébergés. Mais après trois trimestres de recul sur la zone « la vérité est que la demande est faible sur la région », dixit Adrian O'Connell, Directeur de Recherche.

Dans le monde, malgré un recul de -12% de son CA, HPE reste leader (3.25 milliards de dollars) devant Dell (2.22 Md$) et Lenovo (994 millions). Eux aussi en recul par rapport au même trimestre 2015 (-8% et -6.7%).

Autres éléments clefs à retenir sur ce trimestre : les ventes d’IBM ont chuté de 33% en valeur, tandis que les chinois Huawei et Inspur Electronics ont progressé de 20% chacun en nombre d’unités écoulées.

Les deux constructeurs occupent la 4ème et la 5ème places de ce classement de Gartner. Pas suffisant néanmoins pour intégrer le Top 5 des plus gros chiffres d’affaires.

Salaires IT : les Data Analysts (et les commerciaux) sont les mieux payés

Computer Futures, le cabinet de recrutement IT appartenant à la société Sthree, a dévoilé ce mardi les tendances du secteur qu'il entrevoit pour 2017.

Conclusion, les profils les plus recherchés en France seraient, dans l’ordre : les experts PHP/Symfony, les Data Scientists (Senior), les développeurs Java, les rôles DevOps et enfin les développeurs JavaScript (ReactJS et AngularJS).

Côté salaires, les devs webs et mobiles sont mieux payés que les experts C/C++/C#. Mais moins que les Data Analysts/Scientists/Engineers/Architects (qui peuvent dépasser les 90 K€ annuels). Les commerciaux restent la fonction la mieux payées (jusqu’à 120 K€, voire plus).

CA Technologies : 600 millions pour se renforcer dans l’automatisation et l’orchestration

CA Technologies a confirmé, jeudi, un accord définitif pour le rachat de l’autrichien Automic. « L’opération permettra à CA d’étoffer son offre avec une plate-forme cloud complète d’automatisation et d’orchestration pour applications et processus métiers », se félicite l’éditeur qui a déboursé 600 millions d’euros.

Côté technologique, les fonctionnalités d’Automic seront intégrées à l’offre de CA. « Les clients disposeront de solutions répondant à leurs besoins en matière de gestion des opérations IT et de DevOps, que ce soit sur site, dans le cloud ou en environnements hybrides ».

D’un point de vue stratégique, « cette plate-forme Cloud va nous servir d’accélérateur sur le marché. […] et nous permet d’étendre notre couverture en Europe », analyse Ayman Sayed, président et directeur des produits chez CA Technologies.

En 2013, CA avait racheté Layer 7, un spécialiste de la gestion des API (comme Apigee, aujourd’hui chez Google). L’acquisition d’Automic est somme toute une suite logique : DevOps, orchestration, automatisation et APIs sont des domaines ô combien imbriqués et complémentaires.

AWS Re:Invent 2016

La grand-messe d’AWS s’est tenue cette semaine à Las Vegas. Les annonces ont fusé de toute part.

Dans la BI avec la confirmation de QuickSight. Dans le Deep Learning, le Machine Learning et l’AI avec le trio Rekognition/Polly/Lex. Dans le requêtage à la BigQuery (avec Athena) ou le DBaaS (avec Aurora qui supporte désormais Postgre).

Dans l’ETL avec Glue (un service encore en développement). Ou dans le transfert de données massives (plusieurs Petas) par… semi-remorque – avec une offre baptisée Snowmobile, qui complète celle qui permettait déjà de transmettre ses données à AWS via des appliances sécurisées envoyées physiquement au client (Snowball).

Et dans l’IoT industrielles avec Greengrass (en preview), une couche logicielle qui s’appuie sur Lambda, et qui peut être intégrée aux objets connectés pour que ceux-ci traitent certaines tâches en local (filtrage des données en fonction de règles ou actions prédéfinies en fonction d’évènement) sans avoir recours au back-end Cloud. Une manière de déporter l’intelligence, de soulager le réseau et d’accélérer les temps de réactions opérationnelles. Cette architecture (Edge computing avec du logiciel dans les objets, Fog Computing avec du logiciel dans les passerelles, et Cloud computing avec l’intelligence dans lebakc-end) est celle adoptée depuis plusieurs années par différents acteurs dont Cisco (inventeur du terme Fog Computing) ou plus récemment par IBM. Une architecture différenciée qui a aujourd’hui de plus en plus les faveurs des industriels.

Pour approfondir sur RFID et Internet des objets

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